Mardi 5 juin 2007
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Publié dans : NBA
Quatre ans. Il n'aura donc fallu attendre que quatre ans pour voir LeBron
James transformer les Cavaliers
et mener la franchise de l'Ohio au sommet. Comme attendu. Alors que Cleveland végétait avant son arrivée dans les profondeurs du classement, avec notamment seulement 17 victoires au cours de la
saison précédant son arrivée, le jeune prodige, 22 ans, a en effet conduit à lui seul ou presque les Cavs jusqu'à leurs premières Finales NBA. En héritant du premier choix de la draft le 22 mai
2003, Cleveland avait bel et bien gagné au loto...
King James a pris le pouvoir dans la Conférence est
Car rarement cette draft n'avait été attendue avec autant d'impatience. La raison de cet engouement tenait alors en la présence dans la sélection des aspirants à la
NBA d'un jeune lycéen phénomène de 18 ans, originaire d'Akron, Ohio. Depuis plusieurs années déjà, Lebron James était en effet l'objet de toutes les convoitises et forcément promis au premier
choix de la draft, ce malgré la concurrence de Carmelo Anthony, tout juste auréolé du titre
universitaire avec Syracuse, ou de Darko Milicic, alors annoncé comme la nouvelle sensation des
Balkans...
Nouvel enfant prodige de l'Amérique, James déchaînait ainsi déjà les passions. A tel point que sa dernière saison de lycée s'était jouée à guichets fermés dans l'enceinte de 10000 places de
l'université voisine et avait eu droit aux honneurs d'une chaîne nationale, ESPN2 réalisant d'ailleurs à cette occasion les meilleurs taux d'audience de son histoire.
Certes, il y avait bien quelques esprits chagrins pour douter de sa capacité à composer avec la pression inhérente aux attentes placées en lui ou à réussir la transition forcément brutale entre
quelques joutes opposant des lycéens post pubères à une saison longue de quatre-vingt deux matches (voire plus si affinités) face à des joueurs labellisés NBA. Et malgré des statistiques
personnelles à la hauteur, la nouvelle icône de l'Ohio ayant ainsi tourné à 21 points, 6 passes et 5,5 rebonds dès son année de rookie pour culminer à 31,4 points et 7 rebonds la saison passée,
rien ne devait lui être pardonné. De la non-qualification des Cavs pour les playoffs 2004 à son tir manqué lors du deuxième match de la récente série face aux Pistons, chacun de ses échecs a ainsi été commenté, décortiqué, amplifié.
En avance sur MJ!
Et tant pis si Michael Jordan lui-même avait dû attendre 28 ans pour se passer sa première bague de champion au doigt! Dès sa première année dans la Ligue donc, les critiques ont ainsi plu
lorsqu'à la fin de la saison, en dépit d'un titre de Rookie of the Year,les Cavaliers s'écroulaient dans la dernière ligne droite pour finalement manquer les playoffs d'un rien, ce à l'inverse des Nuggets
d'un certain Carmelo Anthony. Rebelote la saison suivante, les Cavs
échouant de nouveau aux portes du grand huit, la faute à une fin d'exercice une fois encore bâclé. Et si, au printemps dernier, Cleveland parvenait bien à renouer avec les effluves des phases
finales, son échec face à Detroit, après avoir mené 3-2 en demi-finale de conférence, ne manqua
pas de faire couler beaucoup d'encre, LeBron James étant évidemment au coeur de toutes les
analyses. Et plus encore ses difficultés apparentes à être le joueur décisif attendu dans les ultimes minutes d'une rencontre...
Force est néanmoins de constater que ses trois dernières prestations de haut-rang livrées face à Detroit, King James y affichant 33,3 points, 10,6 rebonds et 8 passes, et plus particulièrement son récital d'ores et déjà historique lors du match 5, avec 48 points dont les 23 derniers de son
équipe pour un succès capital en double-prolongation, lui ont permis de faire taire les sceptiques. Lucide, l'intéressé explique à ce sujet: «Je ne sais pas pourquoi les gens changent ainsi
d'avis. Je suis toujours le même joueur. Mais c'est le lot de la critique: porter aux nues celui qu'elle a descendu en flammes la veille, la seule différence tenant en un dernier tir marqué ou
non.»
Aussi, s'il ne manque pas de se réjouir d'avoir resitué Cleveland sur la carte du sport made in US, la cité de l'Ohio n'ayant plus goûté le moindre titre national depuis le sacre des Browns en
NFL en 1964, King James n'entend pas s'en contenter. «Je suis fier du bonheur que l'on apporte aux gens de cette cité, mais ce n'est qu'un pas de plus. Voir le public de la Quicken Loans
Arena fêter comme il l'a fait la qualification face aux Pistons nous a vraiment marqués mais l'objectif final, c'est le titre et la dernière marche qui nous
attend face aux Spurs est la plus difficile à monter...» Même pour ‘L'Elu'?
ILS ONT DIT...